QUE FAISONS-NOUS?

Nous développons des outils de réflexion et de dialogue pour la connaissance et la valorisation du milieu de vie, des paysages et des territoires.

Nous utilisons des approches interdisciplinaires, culturelles et scientifiques, en croisant les arts visuels et spatiaux, la vidéo, l’écriture, le son, notamment sous la forme de laboratoires participatifs et créatifs et nous élaborons des stratégies de recherche qualitative (recherche-action, recherche participative), des projets en médiation culturelle et offrons des consultations/conférences. Nos travaux se déploient depuis la Montérégie au Québec ainsi qu’en différentes régions, tant pour les collectivités et/ou le réseau de l’éducation.AAA

Voir quelques exemples de projets en défilant vers la droite, ou alors la liste complète sous l’onglet «Projets réalisés / laboratoires participatifs et créatifs».aaaa

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TCIKITANAW – Projection et échange, 10 décembre à l’UQAC

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TCIKITANAW (la plus haute montagne) mesure le chemin parcouru par les anciens adolescents atikamekw filmés à Opitciwan, pour le film AWACAK, en 1997. Tourné dans les lieux où ils se sentaient bien pour parler – sur la plus haute montagne, sur la plage Masko au nord du village, dans l’école de son enfance,… à cet endroit où il aime pêcher, en forêt cherchant la force de l’aigle volant tout en haut, et au chalet de ses parents où le calme de la nature rythme le temps – cette métaphore s’inspire des lieux où reposent leurs rêves, et nous transmet leurs façons de traverser la vie, ses beautés et ses épreuves. Ce documentaire a été initié et produit par les Services de santé de la communauté atikamekw d’Opitciwan et réalisé par Anne Ardouin (Projetto). TCIKITANAW est un film doux, enveloppé par une belle légende racontée par Jeanette Coocoo de Wemotaci et bercé par la musique de Sakay Ottawa de Manawan.

Documentaire, 70 min., 2009

Mention honorable (Prix du Jury de la Revue Séquences pour les documentaires) Festival Présence autochtone 2010

TCIKITANAW – Bande annonce

 

 

 

AUTOUR DE L’ÉCOLE, LE PAYSAGE /PANORAMA (MANAWAN ET LONGUEUIL 2015)

PANORAMA
Inspirés par les photos, les dessins, les mots, les musiques qu’ils ont fait du paysage autour de leur école, de jeunes immigrants, Québécois et Atikamekw nous invitent à les suivre dans un court voyage…
Projet ancré à l’École secondaire de l’Agora (Longueuil) en collaboration avec l’École secondaire Otapi (Manawan)
Durée: 20 minutes
Réalisation: Anne Ardouin
Caméra, son et montage: Mathieu Leblanc
À lire sur le site de la Commission scolaire Marie-Victorin, un dossier sur ce projet:
Projet de rapprochement entre l’école secondaire de l’Agora et l’école secondaire Otapi de Manawan
Communiqué de presse:  http://projetto.org/pdf/Communique_PANORAMA_11062015.pdf
Article du journaliste Paul-André Gilbert, TVRS, 8 juin 2015: Favoriser l’intégration à travers la création artistique

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Photo prise lors de la première projection, le 5 juin 2015

Les élèves de l’École secondaire Otapi (Manawan) et Ghislain Picard, Chef de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador

De gauche à droite :

Sakay Ottawa, musicien et directeur adjoint, École Otapi, Anne Ardouin, directrice du projet Autour de l’école, le paysage et réalisatrice de PANORAMA, Ghislain Picard, Chef de l’Assemblée des Premières Nations du Québec-Labrador, Vanessa Moar, enseignante en arts plastiques, École Otapi, Francine Desorcy, directrice, École de l’Agora ainsi que les élèves de l’École Otapi : Gabriel, Gérald Junior, Izaac, Jonah, Makué, Marie-Soleil, Matthieu, Nicky, Rosia, Sammy, Yann-René (ne sont pas tous sur la photo).

RIVES LUMINEUSES – LUMIÈRE ET MÉMOIRE (PARC ARCHÉOLOGIQUE POINTE-DU-BUISSON / MONTÉRÉGIE 2006)

À l’origine, des rives lumineuses entre l’archéologie, le cinéma et le territoire

Chant d'écorce, Suzan Vachon 2006 (danse indienne rap.)-1

Si les ancêtres des premières Nations utilisèrent le site de la Pointe-du-Buisson pour y dresser des campements et y faire cheminer leurs portages, il y a des milliers d’années, c’est parce que l’eau était alors la voie de navigation et de décisions. C’est de là que les hommes choisissaient leurs lieux propices au repos ou au peuplement. On peut imaginer alors que ces hommes savaient lire les indices dans le paysage ; que leurs yeux tout comme les nôtres remarquaient les milles éclats lumineux sur l’eau ainsi que ces pointes riveraines striant le cours tumultueux…
Conçu spécifiquement pour ce site unique de la Pointe-du-Buisson, le projet Rives lumineuses visait le développement d’une réflexion poétique sur la lumière et la mémoire en croisant des lectures sur ce territoire et son histoire par l’utilisation de regards filmiques contemporains et archéologiques. Des recherches en histoire du cinéma montraient que certains films des premiers temps (autour de 1898) avaient été tournés dans ce secteur en bordure du fleuve Saint-Laurent. La fascination pour le mouvement à l’écran était présente (Voir photogramme Steamer New-York). Tout comme l’attrait pour le lointain, l’exostisme. Par exemple, Gabriel Veyre, opérateur pour les frères Lumière avait tourné Danse indienne à Kahnawake, demandant une petite mise en scène, avec costumes, pour la circonstance.
 Suzan Vachon – artiste de la lumière et de la mémoire
À partir de ces informations tant sur l’espace archéologique que sur ces premières images cinématographiques, l’artiste Suzan Vachon a été invitée à réaliser une installation vidéo en lien avec ce thème et ce lieu de passage historique. Chant d’écorce évoque ainsi les multiples strates d’appropriation de la connaissance d’un lieu ; à travers le temps, à travers les images et à travers les mouvements. Tout est évocation dans cette œuvre. Rejouant les défilements et les rythmes des histoires au sein même de la nature qu’elle observe par sa caméra, Suzan Vachon par la réalisation de cette œuvre a cherché à transcender le regard sur les valorisations véhiculées par la mémoire. Œuvre archéologique en ce qu’elle se donne comme un palimpseste, Chant d’écorce est un appel à la poésie de l’espace, celui qui a été filmé dans l’autrefois, celui de l’aujourd’hui et au long cours de ce cheminement entre ces rives de l’eau à la terre…  de la mémoire à la lumière.
Anne Ardouin, commissaire

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